sábado, 4 de octubre de 2008

Le picon-citron-curaçao


…Eh bien pour la dixième fois, je vais te l'expliquer, le picon-citron-curaçao.
Approche-toi ! Tu mets d'abord un tiers de curaçao. Fais attention : un tout petit
tiers. Bon. Maintenant, un tiers de citron. Un peu plus gros . Bon. Ensuite, un BON
tiers de Picon. Regarde la couleur. Regarde comme c'est joli. Et a la fin, un
GRAND tiers d'eau. Voilà.

MARIUS :
Et ça fait quatre tiers.

CÉSAR :
Exactement. J'espère que cette fois, tu as compris.

MARIUS :
Dans un verre, il n'y a que trois tiers.

CÉSAR :
Mais imbécile, ça dépend de la grosseur des tiers ! ...

MARIUS :
Eh non, ça ne dépend pas. Même dans un arrosoir, on ne peut mettre que trois
tiers.

CÉSAR (triomphal) :
Alors, explique-moi comment j'en ai mis quatre dans ce verre.



(Marius, Acte II. Marcel Pagnol).

2 comentarios:

Cronista Disperso dijo...

Ah! Très bien, très bien, un grand exemple sur la relativité de la subdivision de verres et d'arrosoirs. Grâce au traducteur de La Monda, que si non je dirais seulement "trebián, trebián, café olé".

Cronista Disperso dijo...

Certes, c'était mon premier turkomentario... Sens-toi honoré: c'est un ordre!